Divagations d'un idéaliste dépourvu d'idées cohérentes.
Justice et devenir.
Je ne veux pas grandir…
Juste, être l’ombre au beau milieu d’une chambre noire.
Juste, voir venir le jour s’échouer comme un grand duvet sombre, tomber comme un rideau sur scène. Nous irons voir les hommes s’élancer des rocheuses, sauter comme des tubes de couleurs sur un tableau muet.
Je ne veux pas grandir, ni poursuivre les trains pour tomber sans éthique… et puis garder demain sous un grand plafond noir, cracher l’espoir et le chagrin comme un taggueur sans talent. Je veux l’amour en mosaïque et puis tirer le ciel comme se dénude une femme sous les avances de son astre amant. Ô justice, l’avenir s’offre aux mains d’un homme de phosphore et, las sous le soleil, jette-y ta balance. Ô justice, va te perdre aux égouts pour y crier tes droits, puis plaider tes valeurs…
Je ne veux plus guérir et m’imbiber d’un clicher désolant, rêver du noir, du blanc, et puis suivre l’homme gris comme un crayon qui pleure…