Divagations d'un idéaliste dépourvu d'idées cohérentes.
A ma mère :
Et si l’on voit la vie tomber
Comme un vieux drap tâché,
J’arracherai les cloques d’or
Qui parent le crépuscule
Et la sagesse de tes rides
Bercent ma naïveté,
Vieille femme le temps passe,
Craquant tes côtes d’humbles récits,
Et sous tes mains,
Comme agrafées du ciel,
Les âges te tiennent encore,
Et ton corps s’est cambré
Pour morceler l’aurore.
A mon père :
« Les cieux se craquent à faire voguer leurs nus-âges et ce vieil homme croit en la vie comme un train qu’il n’espère jamais voir s’arrêter… »