Apprendre et apprendre sans jamais comprendre…
Passons, passons puisque que le temps s’échappe, je vis pour ceux qui marchent lorsqu’au bout certains se tournent de trop souvent. D’un pied, les yeux levés au ciel et d’une clape le vent tourne, je suis pianiste d’une musique sourde qu’on écoute sous battements. Alors je vis, je meurs de détails, je me retourne trop souvent et cris tout bas ce qui rend nos amoures pathétiques. Alors je ris, j’écœure lorsqu’on danse au crépuscule, et berce les noirceurs sur les tréteaux d’un corps. J’aimerais tes lèvres en note comme on vante les tours, et les manies d’un bras tendu, pour accueillir les mœurs d’une femme privée du jour. Passons, passons puisque l’âge sonne d’une demi-mesure, puisqu’on salue l’abord en excusant le fond, je vis, et je m’effondre tel ciel sans teinte, sans spectateurs pour conclure. Alors j’admire, j’apprends, comme on décroche cents sourires aux astres pâles d’un aveugle, je veux frôler ton ombre lorsque l’aurore et mise à nue, et comprendre…
Et j’attends
Ma jeunesse est un fruit qui mûrit sans s’étendre, ô femme j’aimerais des la et si pour espérer t’entendre. Je suis chanteur, les doigts vastes et étranges, alors on parle de l’homme comme un mal vu partout, et l’on clame louanges, aux gens perdus d’ici.
Et j’attends
Non libre de tous liens, une chanson ô combien sans chérir se meurt dans mon cœur, pour apprendre, et apprendre sans jamais comprendre…
© Damien Corbet -Tous droits réservés.