• L'inconnu prétentieux

    L’inconnu prétentieux.



    Au détour des étroites ruelles de Paris, j’anime ces corps en papiers peints, les bras plantés comme de grands arceaux blancs, c’était avant la guerre, pour une femme sous le gala du matin.
    Je suis Dieu,
    Quand l’âge s’élance à se fondre en débris, quant l’on meurt à songer d’elle, étouffé de l’inconnu, sous un grand manteau blanc.

    Et si, en ces vastes provinces, nous étendions vos âmes, suspendues aux cieux changeant.
    Et si, sur l’océan de fer, ces douces chimères aux grands chevaux de bois, mourraient aux échappées du temps, pleuvaient par trombes aux matins de printemps,
    Toute mon allégresse, s’embourberait sous vos pavés boueux, et ni le marbre ni l’argile n’empourpraient ma raison.

    Pourtant…
    Au détour des parfums nards j’ai délacé mes mains, c’était avant l’automne, c’était peut-être hier, et même si l’iris est femme et que j’y trouve sympathie, j’essoufflerai le vent sous les robes des dames.

    Je suis Dieu,
    Immortel aux courtines comme à ces jours en suspends, Et même si mon chemin s’efface, j’irai graver ma panse sur l’estomac du temps.

     






    © Damien Corbet -Tous droits réservés.


  • Commentaires

    1
    Rêvelin
    Dimanche 9 Août 2009 à 17:00
    o
    je le voyais plus violent ooo

    mais j'aime ce m?nge, de fraicheur, de d?stre, ?'image de Dieu, de boue, d'argile, qui ploie, ?'image de l'homme, comme un grand ouragan, l'ouragan du
    temps

    Oo

    que c'est bon de te relireeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee
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