• Au delà d'une cuillère à café

    Au delà d'une cuillère à café.



    Je vous ai déjà parlé de Cuit'hier, mon Idole ?

    C'est une criminelle internationnale qui le soir venu capture des chêvres pour monter son armée de fromages 100% naturel (Mais chute, ça c'est un secret).
    Pour faire simple - sans entrer dans les détails bouleversants - :

    Au delà de ma cuillère à café,
    ( Tout au fond de son creux banalisé )
    Se cachent deux-trois cadavres éxistentiels
    sous les souvenirs d'une fourchette
    au régime poivre et sel.
    Elle est...narcissique !
    Entre taille fine
    et sa coiffe " Made in Fe(r)'érique",
    bon coiffeur c'est sûr,
    entre eux c'est magnétique
    ...
    une histoire de courte durée.
    C'est un jour au bord des larmes
    qu'elle s'est noyée
    ...
    de goute en goutte
    son histoire s'est crée
    .
    .
    .


    Je suis allé dans un magasin pour m'acheter un enfant, manque d'affection... puis coup de foudre !

    C'est en 2008 que cuit'hier est née, entre usinage et deux murs en fer forgés. C'est une orpheline qui n'a jamais su l'assumer, fille de parents stars très occupés, entre voyages en avions, mises en rayons et nages forcées dans un bouillon...difficile de ne pas boire la tasse ! Elle a su faire sa vie d'outil, me laissant seul sur les devants de la scène, c'est une GRANDE en première page des revues d'Ikéa, partie, elle m'abandonna...
    Quatre ans plus tard je l'ai retrouvée, suprise, tout les deux prisonniers. Mon armée de fromage a fondu pour un service à raclette, alors je me suis vengé sur le trafic de substance île-y-cite, je ne sais plus trop où d'ailleurs, quand à cuit'hier, elle est devenue meurtière...
    Elle m'en a dit des choses, épouvantables ! Elle creuse des petits trous en vous faisant sauter les yeux, y implantant le rêve pour mieux vous cerner... suis-je fatigué ?
    Puis je lui ai fait l'amour, sans gêne croyez-moi, c'était si froid, naturel et incompréhensible, puis nous avons eu un enfant... mais ATTENTION :

    - Je garde les droits d'auteur sur le fiston, chérie !

    En effet, j'ai gardé quelque chose...je tiens le bon bout dirais-je, il ne m'en reste plus que la tête... Aujourd'hui cuit'hier erre morte, tordue, folle, au débarras sous plastique, ayant eu pour dernier mots :

    Ce n'est en rien pour te plumer que je m'envole à tire d'ailes,
    Alors je rêve perpendiculaire à mon bureau d'un fantasme en parallèle...


    Triste je ramasse ces petits morceaux de toi qui,
    - fantasme-,
    Eurent un vécu par deux mots qui aujourd'hui s'effritent entre mes doigts...

     

     

     

     

     

    © Damien Corbet



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