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Mardi 9 Février 2010, Ste Apolline
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A la croisée des idées ...
       Bonjour tout le monde et bienvenue.

Avant toutes choses, je fais un grand clin d'oeil à tous mes lecteurs, à ceux qui suivent mon évolution et qui ne cessent de m'encourager, c'est à moi de vous dire merci !
J'espère continuer à partager de bons moments avec vous, et continuer de vous faire voyager.
Sur-ce, bonne lecture et à plus tard !
.



 Pour ceux qui ne me connaissent pas encore,


je suis Damien Corbet
(  Archange-Poétique )


 jeune poète haut comme 3 lettres.




J'ai créé ce blog pour vous faire partager mes écrits( qui, je tiens à le préciser, sont protégés ), pour le plaisir de vos yeux et de votre imagination.
Et oui le voici !!!!!!! :
http://bouquinstinct.leforumbleu.net/emeutes_damien.htm


--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Hoyé, hoyé.


Je viens vous annoncer aujourd'hui la sortie d'un petit recueil intermédiaire à celui qui sortira bientôt dans une maison d'édition.

je pense que pour ceux qui aiment ma façon d'écrire, il y en aura pour bon compte


http://www.thebookedition.com/poetiquement-cynique--p-28423.html

(Le recueil est aussi téléchargeable en version PDF )

Bonne lecture à tous et bonne visite.

Mes amitiés,

Damien Corbet.
------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Bonjour à tous !Langue tirée


Dans le cadre de la communication et de l'expression littéraire,
je vous propose aujourd'hui un petit concours de poésie, le gagnant aura le privilège de voir son poème à son nom dans mon futur recueil de poésie.

Vos textes sont à m'envoyer sur ma boite de messagerie : damienlechiquou@msn.com
avant le 29 décembre 2009.

Le texte gagnant sera aussi affiché sur le site.
Le thème choisit est "Comparaison de la femme et de l'océan".

Bonne chance à tous !
 
[ Concours terminé ]
 
 
 
 
 

 
Les déboires d’un enfant soldat

Lundi 01 Février 2010 à 14:52

Publié par archange-poetique dans Les nouvelles de l'Arch'

Les déboires d’un enfant soldat

(Ce n'est que l'extrait d'une nouvelle)



C’était au printemps dernier, lorsque le soleil riait encore et ravivait la mélodie des brousses. De ces jours où, comme à leurs habitudes, les femmes et les enfants chantaient en cercle, lançant leurs mains au ciel et leurs pieds à la terre pour lier l’homme et le dieu. J’étais seul, avec mes trois frères. Il y avait Joffrey, le plus âgé, fort et plein de charisme, Pierre, le dur à cuire, Flamio puis moi, Trotza, 16 ans. Ont a perdu nos parents un jour de forte pluie, sur l’étale d’un marché lorsque mon père avait refusé de vendre ma femme à son patron. Ici la vie n’est pas plus dure qu’ailleurs, enfin, disons qu’il faut savoir faire avec ce que l’on a et s’adapter aux circonstances.
Tout à coup, les femmes s’étaient mises à crier puis déboulaient de partout.  C’était un jour comme tous les autres, oui… jusqu’à ce que ces hommes viennent nous chercher ayant pour argument :
-    « Il faut partir ! Dieu nous a dit… »
Ils étaient tous armés, à n’en plus savoir où trouver la croyance dans cet accoutrement. Ils dirent alors :
-    « Ce village n’est plus sûr, il faut vous battre pour vos familles et pour tout ce en quoi vous avez foi, il faut vous battre car les grands rois l’ont dit… »

Ils firent monter hommes et enfants sur sélection. Joffrey et Pierre restèrent là-bas puisque leur couleur ainsi que leur nom n’était pas assez Africain pour leur permettre d’être dans l’armée. Flamio s’était mis à côté de moi, tremblant, les yeux emplis d’inquiétude. Le camion démarra alors, laissant nos deux frères derrière nous, les accompagnant d’un signe de la main. Il faut croire que la religion excuse tous  les actes, mais Ils avaient le sourire, allez savoir pourquoi. Pendant le trajet, nombreux étaient les soldats qui pariaient nos vies quant à notre physique, certains me donnaient deux jours tandis que d’autres me donnaient trois mois. Lorsque je voulais les regarder pour me faire une idée de mon devenir, ils pointaient leurs armes vers moi, et me disaient d’un ton agressif :
-    « Quoi ?! Retourne-toi, tu comprendras bien assez tôt ! »
En effet, un long camp de tentes était en vue. Tout autour, il y avait quelques murs, et des soldats. Le camion entra dans le camp et déjà, l’odeur de poudre et de vieux moteurs venaient me brûler le nez. Il y avait des enfants de tous âges, une église s’imposait au centre de ce camp tandis qu’à gauche et qu’à droite de cette même église se trouvaient des voitures armées, des réserves de munitions et tout plein d’autres bâtis de guerre soulignant ce contraste. Les soldats nous firent alors descendre du camion et nos répertorièrent nom après nom. Le camp était vraiment grand, je n’avais jamais vu autant de monde mais surtout, autant de personnes aussi pressées. Ils nous dirigèrent vers l’église où un homme habillé en marabout  -sûrement un étranger qui n’y connait rien à notre religion- nous attendait.
Cet homme bizarre, accompagné d’un confrère de notre village chantèrent des chants à la mémoire de nos compatriotes déjà morts. Il entama un discours des plus infondé et absurde qui soit. Il argumentait le fait que Dieu nous avait envoyé un signe et qu’il fallait tuer l’homme blanc. Ici, c’était un peu l’école de la mort, dans une église. On vous apprenait à tuer pour donner vie à l’âme, à foncer sans comprendre, puisque si l’on était croyant, le ciel nous accorderait sa clémence.  Ensuite, après le discours du marabout venait le général, un petit homme au visage marqué par la sévérité. Il ne semblait pas bien méchant, mais ses discours étaient tels qu’ils vous arrachaient le cœur.

-    « Ici, vous oublierez amour et famille, ici, seule la survie et la gloire ont leur place. Il n’y a pas de compagnie ou même de fraternité qui tienne, seul vous et vous seul serez la clé de votre survie. Aujourd’hui, vous n’êtes plus humains, vous êtes soldats et la mort est l’arme que le seigneur vous à donné pour offrir la vie à notre peuple futur. »

Ses directives étaient claires et notre semblant d’humanité n’était qu’une étincelle dans un canon. Au centre de préparation, on m’assigna deux autres enfants de douze et treize ans, ainsi que mon frère tout ça parce que mon nom signifiait « élu » dans notre langue. Les soldats me dirent :
«  Tu dois prouver que tu mérites ce nom, alors voici trois jeunes marmots qui devront donner leur vie pour te protéger. »

Les soldats, quoi de plus insensé. Le plus jeune, de douze ans se nommait Alberto et l’autre de treize ans, Albouhada. Alberto, qui pourtant était le plus jeune montrait le plus d’indifférence et de hargne à la situation. Son regard était vide comme le canon d’une arme et ses mains dures comme une montagne.  Il n’était pas du genre très bavard, disons qu’il préférait les actes à la parole… en somme, un vrai soldat. Le nuit tomba vite, et les chants des femmes qui venaient du loin faisaient vibrer le ciel. Flamio s’était endormi sans trop de soucis, comme si rien ne s’était passé. Pourtant, même dans le silence, on entendait dans le font de la tête des enfants présents ici, une seule phrase résonner :
-    « Demain, je vais devoir tuer… »

Nul enfant n’est fait pour ce massacre. On aura beau nous dire, vous êtes les enfants de Dieu, soldats d’une une guerre pour la paix mais les mots sont ce qu’ils sont et les actes restent et de loin, plus concrets et conséquents sur la perception de notre humanité.
Alberto, qui jusque là n’avait su montrer que sa force et son imperméabilité quant à ce qui se passait, faisait preuve de détachement et d’hésitations. Ses mains faisaient sans cesse des allés et retours pour couvrir son visage. Il disait même, d’une voix tremblante, que tout homme qui part faucher l’existence et les convictions d’un autre homme, quel qu’il soit, se devait  d’être aveugle.
Le jour se leva bien trop tôt et se riait de nous sur son royaume de nuages sanglants, l’aurore.
Le chef arriva et nous leva de force. Les paroles n’avaient nulles importances à ce moment là, les gestes se suffisaient à eux même pour nous dire, c’est l’heure, va-y. Après tout, même une arme entre les mains, nous sommes tous des lâches qui ne savent trouver par eux-mêmes un moyen d’avancer autrement.
 

 

 

 


© Damien Corbet -Tous droits réservés.
 

C'était avant la houle, que ballottaient les cœurs...


Sur un vieux port où le silence dansait seul dans la brume, on voyait quelques mouettes perchées le bec ouvert comme un vieux projecteur jouant avec ces vieilles histoires d’amour et de joie qu’on laisserait consumer comme une sèche sur un quai.
Il y avait des femmes qui séchaient leurs larmes aux creux des bras des matelots tandis que d’autres, au loin, s’en allaient le regret sur une photo pliée au font d’une poche, n’ayant vus qu’eux, n’ayant dit pour seul mot...moi, sans voir leur revenir. De jeunes fils, du bout de leur béret qui leur tombait au bord des yeux, se disaient déjà… papa, en preuve d’être fait l’un par l’autre. De jeunes filles dansaient, voilant sous leur chapeau d’adieu, ces quelques pleurs qui coulent les navires lorsque l’espoir vise ailleurs. L’amour est éphémère lorsque l’homme part en mer et qu’à la quête de sirènes, sa femme reste sur terre. C’était il y a trente ans, lorsque les allées noires qui bordaient la mer, voguaient quant à l’idée de voir un nouveau jour, resplendissaient comme ces prières piquées dans un bouton, noyées… comme un uniforme à la mer.
Et dans les bars, les visages s’effaçaient sous les nuages d’une cigarette, comme une houle se disant preuve du bon temps sur fin de bande, lorsque les sourires déteignaient. C’était ici qu’avaient fleuris les cœurs mais pourquoi, tout n’a-t-il pas encore disparu, pourquoi…
 




© Damien Corbet -Tous droits réservés.

La valse de Juliette ou, le blues du wagon.


C’était avant la guerre
Peut-être même demain
Peut-être…
C’était avant-hier
Avant… nous aurions pu
Nous aurions dû
Nous séparer
Sans même savoir pourquoi
Avant minuit
Sans aiguilles dans les yeux
Juste sensé
Saisir la chance
D’avoir été
Sans même savoir…
Était-ce peut-être
Hier
Pour nous laisser une chance
D’avoir été
Deux
Au font des bras
Sans même se connaître
C’était
Avant-hier
Peut-être même demain
Peut-être
Trop tard
D’avoir compris
Qu’il était bien trop tôt
Pour te laisser partir
Là-bas
Ou je n’ai vu que moi
Que toi
Là-bas
Peut-être trop…
Perdue
Peut-être
Sera-t-il trop tard
Mais l’on comprend toujours
Sans même savoir
Ce qui viendra demain
Lorsque l’on n’est victime
De moi
De toi,
Lâcher ta main
Sans trop… savoir pourquoi,
Et te laisser partir,
Là-bas...
Pour nous laisser une chance,
et puis venir voir..
Hier,
Pour nous offrir
Demain

...


Peut-être…

 



© Damien Corbet -Tous droits réservés.

Janvier 2010. Anecdote, platitude et tralala... (Je ne posterai pas la suite, histoire de la garder pour le recueil... donc extrait.)

 



J'aimerais me persuader qu'il existe un ailleurs sans divines saintetés ni célestes tyrans, seulement le vide. Un grand banc blanc où l'horizon du rien s'étend dans le silence. Une grande mer sans eau ni vagues, sans drap cendré ni voile d'émotion lorsque le temps s'accorde au temps.
Un grand plateau décoloré sans croyances ni religions. Rien.
Se taire lorsqu'enfin il y a tant à dire, puis finalement, s'asseoir la tête au fond des mains. Attendre la marée, confondre la gauche, la droite, pour aller de l'avant sans rien attendre et se noyer d'ennui...sur un retour arrière.
J’aimerais me persuader qu’il existe un ailleurs… sans chiendent dans la bouche, sans aboiement muets ni houle dans la gorge, lorsqu’un ciel sans voyages s’amarre à mes pas...


_________________

Automne

Dimanche 17 Janvier 2010 à 20:41

Publié par archange-poetique dans Citations

" L'amour est un baiser qu'on laisse faner aux coins des lèvres lorsque l'automne est sans mémoire..."

 

 

© Damien Corbet -Tous droits réservés.

Constance

Samedi 16 Janvier 2010 à 16:46

Publié par archange-poetique dans Articles par défaut

Constance


*Welcome to the Masquerade…*


On voit la lune pendre au plafond et la folie s’étendre et se dénouer des jupons.
Il y avait du rouge et des dentelles, des hirondelles vermeilles baladant le beau temps.  Les rondes se faisaient fines le temps d’une danse et les coups s’élançaient d’un pas, d’une demi-mesure pour se perdre aux fantaisies d’une robe valsée d’émoi. Certains chantaient sans rien comprendre et d’autres fumaient, accompagnant du pied ces gracieuses femmes qu’importe leur aisance. Alors il y avait Constance dans les mains qui se posaient aux hanches, les doigts fiévreux lorsque leurs lèvres s’accommodaient des circonstances. Au fond de ses yeux verts s'y retournait le temps, s'y retournait nos têtes pour y trouver raison...Il y avait constance, dans la danse comme dans les bras, dansée, danser puis s’achever d’un baiser contre-pas…
 

(Tableau de CLAUDE BORDAT)

 
© Damien Corbet -Tous droits réservés.
 

Poèmes concours.

Vendredi 15 Janvier 2010 à 15:57

Publié par archange-poetique dans Articles par défaut

Poèmes concours.

Textes des deux auteurs gagnants.

 

 

 

L’âme saline

(De Laëtitia Berlioz)

 

Enveloppée d’une vague

De folie douce amère,

Son regard flou divague

En caressant la mer.

 

Emportée par les flots

De son âme incertaine,

Elle avale un sanglot

Pour refouler sa peine.

 

Son cœur à la dérive

Voudrait mettre les voiles.

Naufragée dépressive,

Son chagrin se dévoile.

 

Son amour écumé,

Souvenir d’un mirage,

De longs sillons salés

Recouvrent son visage.

 

Ivre des profondeurs,

Elle veut lever l’ancre,

Et laisser ses malheurs

S’accrocher aux palancres.

 

L’océan des regrets

Pour elle est sans rivage,

Noyée sous les secrets,

Ultime sabordage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ça coule…

(De Victor Frayssinhes)

 

 

Je suis un bateau qui se guide aux étoiles
   isolées
dans un ciel parsemé de nuages
   désolés
qui pleurent les vagues brisées…
   Je suis
de ces bâtiments qui ne s’arrêtent pas
   ou peu
sauf pour admirer la force de ses courants
   et
la tourmente plongée dans les vents
   de ses océans…
Et de ses lames habiles elle vient
   lécher
ma coque de son eau salée et
   se laisse aller
à ma proue dévastée par les avaries
   de ses caprices…
Comme une mer agitée elle fait onduler
   ses cheveux
d’un blond teinté de feu d’un bleu teinté
   de fonds marins…
Comme une vague elle laisse son écume
   sur le sable
de ma peau aux grains humides
   de baisers
et ses doigts laissent sur mon corps des traces
   timides…
Comme un typhon elle m’emporte
   au fond
les pieds liés par un bloc de promesses
   faites
au coin d’un oreiller déchaîné…
   Et
comme un capitaine perdu
   dans
des amours de sirènes et des bateaux
   ivres
de mots égarés dans des draps
   encore mouillés
je laisse mon navire errer
   s’ancrer
dans l’encre noir de ses yeux
   et ses cheveux
comme une tempête qui jamais
   ne s’arrête…

 

 

 

Merci pour vos nombreuses participations et félicitations aux deux gagnants.

Comptine des petits pieds

Jeudi 14 Janvier 2010 à 15:25

Publié par archange-poetique dans Articles par défaut

 
 
Comptine des petits pieds


Lorsque j'étais petit
moi
j'faisais la gueule au vent
les pieds au front
pour bombarder
le temps
d'un rien
puis chanter
la niaiserie des passants.

Alors sans rien savoir
sans rien comprendre
je m'élançais
loin
très loin...
où les vieux gens
ne disent plus grand chose
là où le vent prend la parole
pour nous baiser d'amour
nous prier d'être
ou ne pas hêtre
soi
sous son grand manteau brin.

Moi
lorsque j'étais petit
je m'adossais
pour ne pas voir mes mains
grandir
grandir...
et s'abreuver d'un rien.
Là-bas
oui, très loin...
les jeunes gens
ne disent plus grand chose
ne voient que les grands trains
fumer vers quelques chose...
alors moi,
lorsque le ciel maigris
je prends mon sac
à dos
bossu
pour protéger mon monde...
de peur d'être commun.



© Damien Corbet -Tous droits réservés.
Valentin, Pierre, jacque, Gaëlle, Roger....

Dimanche 10 Janvier 2010 à 15:07

Publié par archange-poetique dans Articles par défaut

Valentin, Pierre, jacque, Gaëlle, Roger....



Je ne sais plus
Valentin
Val en train
que dire
ou même aller
lorsque je vois
(Surpris, vraiment)
cette femme
me regarder
étalée sur la soie
...

Pierre
Roger
Jacque ou Robert
qu'elle soit brûlée
d'envie
(Ou presque)
caressée par mes mains
posée
Mon Valentin
Gaëlle
Gars... elle ?!

(Alors effrayé, oui, oui)
Elle me surprend
du bout du sein
d'une poitrine
musclée
Mon val en train
rame
arrêt
...

(Lorsqu'elle cuisine son boudin)
qu'elle coupe
sans regret

(Alors je cours, très vite )
Haaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !

Puis elle s'acharne
comme une femme
au masculin.

 

 

 

 
(Peinture de Cédric MALAUNAIS)

On tire à l'Est, à L'Ouest, sans regarder ses pieds.


On tire
dans sa bulle
(ou presque)
partir
en tic
et clac
gonflé.

Alors on tire
à L'est
à L'ouest
sans se soucier
des blondes
des brunes
(Des pestes)
des bombes
de plomb
(Ou presque)
et tic
et clac
filet mignon.

Alors on tire
sans regarder ses pieds
d'un ton
crier
(Mais toujours dans sa bulle)
en perdant sa toison.
et tic
et clac

Comme un soldat
au front
tué par explosion
alors on tire
à l'Est
dégomme
à l'Ouest
sans regarder ses pieds
et tic
et tac


Chewing-gun.

 

Citation N°4

Vendredi 25 Décembre 2009 à 01:20

Publié par archange-poetique dans Citations

- " Il est dur de ne rien penser lorsqu'il s'agit de ne penser à rien..."

 

 

© Damien Corbet -Tous droits réservés.

Lettre à Elle

Mardi 22 Décembre 2009 à 22:52

Publié par archange-poetique dans Articles par défaut

Lettre à Elle.




Elle ne sait rien
de nous
de nos accords
et LA
comme enDOssée
d'un charme
d'accord disait-elle
d'accords
...

et ne sait plus.

D'un pas
nous ferons... nous
Anaphore ?
d'accord !
disait-elle
d'un pas,
d'accords !

Lettre à Elle
prisonnier
d'un trou
d'un saut
béant
d'accords
d'accord
disait-elle
d'accords
...

et flûte.


Damien Corbet - Tous droits réservés.

Citation n°3

Mardi 22 Décembre 2009 à 19:40

Publié par archange-poetique dans Citations

 


- "La sagesse n’est qu’une perfection de l’égocentrisme"

- " Mais la perfection elle-même c’est de savoir être sincère avec soi-même en faisant part de vérité. "


 

 

© Damien Corbet -Tous droits réservés.

Citation n°2

Mardi 22 Décembre 2009 à 19:39

Publié par archange-poetique dans Citations

- " L'homme obtient plus à regarder ses semblables prédire l’absurde pour supporter leur lâcheté plutôt que regarder la voie qui se trace sous leurs pieds."

 

 

© Damien Corbet -Tous droits réservés.

 

 

Citation n°1

Mardi 22 Décembre 2009 à 19:35

Publié par archange-poetique dans Citations


- " L’avenir n’a pas d’odeur, sinon tout le monde suivrait le même chemin."

 

 

© Damien Corbet -Tous droits réservés.

J’ai le cerveau cicatrice

Samedi 28 Novembre 2009 à 20:06

Publié par archange-poetique dans Articles par défaut


J’ai le cerveau cicatrice

----------O----------

De baumes au cœur
En tête
Ou bien
Au front,
Des rides
p……………...
e…………
s…….
a..
....n
………...t
…Heures…
Dévorées d’incompris.
J’ai le cerveau
Cicatrice
Et

La marée courante

 

(Jusqu’ici)

 

Un va et


Vient (Allé, viens…)


D’idées
Concourantes
En un point
.

Les années comédie

 

 

 

Année 1956 : Ruelle d’un quelque part aux attraits pourpres.

 

Il est seize heures et  les foyers s’envolent. Il est des jours où les écoliers trainent leurs sacs comme de vieux corps rouillés, où les hommes pendent leurs ombres aux paliers, droites comme de grands démons masqués.

Alors il est des lunes qu’on accroche à nos avenues, celles qui s’agrippent aux murs de peur de s’envoler. Il est seize heures mais le ciel est noir, les veuves se courbent de tristesse et les linceuls s’envolent par coups d’espoir pour dégréner la nuit.

Les ruelles sont assassines, elles se craquent d’ennui puis dévorent vos rêves, s’épongent de vos récits puis s’emparent de vos trêves comme une veine course après la vie.

 

 

Ville au coin du monde, 18 juin 1956.

 

Un jour un homme a dit : « L’aisance est à porter sous une vision de paix digne de son nom… ».

Voilà bientôt trois ans que j’erre sous un pont pour voir couler ma vie. On dit des villes rayonnantes le plus beau des sacres, celles qui brillent aux mouvements, aux fines foulées de jambes qui claquent l’usure de la vie par envolées de cendres pour plaider l’évasion.

Depuis quelques mois Plambourg dite ville du festin, du rire et du commerce paraît bien morne. Autrefois, les places étaient bavardes et les rues chantantes, les femmes dansaient leurs robes pommes et leurs chapeaux de cabarets. Certains hommes fumaient, parfois quelques cigares jusqu’à se désosser les doigts et quelques sèches entassées pour garder bon aspect. Mais voilà qu’aujourd’hui, ces êtres consumés d’un autre temps se laissent faner d’une âme bien charitable. Les pétards ne sont plus du jeu, ils errent sur les trottoirs de flaques en flaques, sur le reflet d’un nuage, espérant s’envoler.

Lorsque le jour se lève, les rues s’inondent de braques échouées, ces grands navires en fer chavirant d’un regard sous la brume du matin. Les murs crachent le jour comme un appel à l’aide puis s’étouffent au clair de lune.

Les hommes s’étendent, certains pendus, valsant aux mélodies du vent et d’autres s’arment de cordes pour faire tomber le ciel. Alors les culs de sacs se parent de mystères, plongés dans l’infini, dans les recoins d’un monde. Alors les couples dansent puis s’envolent comme un vague à l’âme, et les chercheurs d’or s’emparent de rêves à la poursuite des incestes pitreries comme des chaperons d’étoiles.

 

 

 

 

Sur le rebord du monde, comme du sable en mer, 19 juin 1956.

 

Plambourg… on dit bien des rumeurs sur ses vallées, ses rives et ses femmes. Il y a de ça cent ans, un château s’élevait près de l’océan, les gens courraient sur le sable à s’y décrocher les pieds, s’entassant sur les ponts, craqués d’exaltation. Lorsque le soir s’avançait les ruelles se saoulaient du rire et les maisons des bas côtés se penchaient comme des arches, les yeux écarquillés. Il y avait des conteurs sur les places et des bars vides où la mousson des verres s’envolait aux jupes sensuelles, ces robes de lèvres sanguines qui brassaient l’ennui. Les couples s’éloignaient près des vagues pour voguer leurs mains d’envie, et plus loin, inconscients, il y avait ces jeunes enfants, fils de soldats et fils de geôliers,  qui s’emparaient de rêves, cloitrés dans leurs pâtés de sables, et comme pris de folies, ils accablaient le sol de coups, les mains comme des pioches, frappant le sol pour faire grandir la mer.

Sur les bancs du port, les vieux matelots s’étouffaient de leur âge, inspirant la brise que l’océan leur offrait, puis ils soufflaient les voiles des galions à s’imploser le corps pour faire valser leurs souvenirs

 

 

 

 

 

 

.    Au fait !

 

Ne précipitons pas les choses, voulez-vous ? Après tout, le passé passe bien avant le présent. Alors asseyez-vous et tendez bien l’oreille. Avant toutes choses, cette histoire, enfin qui dis-je, mon histoire, commence bien avant tout cela. Je ne nomme Pierre Bralford.

Je suis l’ancien président « des quatre yeux du monde », où de ce que vous autres appelez aujourd’hui  « La France ». Cependant, cet aspect chavira quelques années plus tard suite aux actes d’un homme nommé François Phandor qui changea le visage d’un pays tout entier porté par les influences d’un humour nouveau, chaotique…

 

 

« L’histoire se déroule en 1980 à Paris. De nos jours où la parole est reine de la diversité évolutive, les arts de la scène comme tout autre divertissement «  parlant » se virent éradiqués, La liberté d’expression fût abolie suite au décret du 8 septembre 1979 stipulant que toute personne s’exprimant avec un langage osé, prêchant l’abus, incitant ou portant directement atteintes à l’état, à notre politique, se verrait exilée. Toutes les pièces de théâtre, comédies, concerts ouverts et diverses activités tournants autour des arts et se rapprochant de cette expression « révolutionnaire » sonna son déclin sous le regard des artistes, impuissants. »

 

 

« Une vague d’artistes mécontents, vagabonds, bohèmes et crieurs des villes s’imposa comme une puissance proscrite de la population nationale…pourtant, ces hommes et femmes quelques soient leurs opinions, passés et origines sociales restent dénigrés par ce reste de gros gens coincés, cette majorité du peuple, aveuglée, en rang, au pied des lois, des cadres et des notions fondamentales. »

 

 

Extrait de la nouvelle

Samedi 21 Novembre 2009 à 22:21

Publié par archange-poetique dans Articles par défaut

Chaperon des étoiles

 

 

 

Année 1856 : Ruelle d’un quelque part aux attraits pourpres.

 

Il est seize heures et  les foyers s’envolent. Il est des jours où les écoliers trainent leurs sacs comme de vieux corps rouillés, où les hommes pendent leurs ombres aux paliers, droites comme de grands démons masqués.

Alors il est des lunes qu’on accroche à nos avenues, celles qui s’agrippent aux murs de peur de s’envoler. Il est seize heures mais le ciel est noir, les veuves se courbent de tristesse et les linceuls s’envolent par coups d’espoir pour dégréner la nuit.

Les ruelles sont assassines, elles se craquent d’ennui puis dévorent vos rêves, s’épongent de vos récits puis s’emparent de vos trêves comme une veine course après la vie.

 

 

Ville au coin du monde, 18 juin 1856.

 

Un jour un homme a dit : « L’aisance est à porter sous une vision de paix digne de son nom… ».

Voilà bientôt trois ans que j’erre sous un pont pour voir couler ma vie. On dit des villes rayonnantes le plus beau des sacres, celles qui brillent aux mouvements, aux fines foulées de jambes qui claquent l’usure de la vie par envolées de cendres pour plaider l’évasion.

Depuis quelques mois Plambourg dite ville du festin, du rire et du commerce paraît bien morne. Autrefois, les places étaient bavardes et les rues chantantes, les femmes dansaient leurs robes pommes et leurs chapeaux de cabarets. Certains hommes fumaient, parfois quelques cigares jusqu’à se désosser les doigts et quelques sèches entassées pour garder bon aspect. Mais voilà qu’aujourd’hui, ces êtres consumés d’un autre temps se laissent faner d’une âme bien charitable. Les pétards ne sont plus du jeu, ils errent sur les trottoirs de flaques en flaques, sur le reflet d’un nuage, espérant s’envoler.

Lorsque le jour se lève, les rues s’inondent de barques échouées, ces grands navires en fer chavirant d’un regard sous la brume du matin. Les murs crachent le jour comme un appel à l’aide puis s’étouffent au clair de lune.

Les hommes s’étendent, certains pendus, valsant aux mélodies du vent et d’autres s’arment de cordes pour faire tomber le ciel. Alors les culs de sacs se parent de mystères, plongés dans l’infini, dans les recoins d’un monde. Alors les couples dansent puis s’envolent comme un vague à l’âme, et les chercheurs d’or s’emparent de rêves à la poursuite des incestes pitreries comme des chaperons d’étoiles.

 

 

Sur le rebord du monde, comme du sable en mer, 19 juin 1856.

 

Plambourg… on dit bien des rumeurs sur ses vallées, ses rives et ses femmes. Il y a de ça cent ans, un château s’élevait près de l’océan, les gens courraient sur le sable à s’y décrocher les pieds, s’entassant sur les ponts, craqués d’exaltation. Lorsque le soir s’avançait les ruelles se saoulaient du rire et les maisons des bas côtés se penchaient comme des arches, les yeux écarquillés. Il y avait des conteurs sur les places et des bars vides où la mousson des verres s’envolait aux jupes sensuelles, ces robes de lèvres sanguines qui brassaient l’ennui. Les couples s’éloignaient près des vagues pour voguer leurs mains d’envie, et plus loin, inconscients, il y avait ces jeunes enfants, fils de soldats et fils de geôliers,  qui s’emparaient de rêves, cloitrés dans leurs pâtés de sables, et comme pris de folies, ils accablaient le sol de coups, les mains comme des pioches, frappant le sol pour faire grandir la mer.

Sur les bancs du port, les vieux matelots s’étouffaient de leur âge, inspirant la brise que l’océan leur offrait, puis ils soufflaient les voiles des galions à s’imploser le corps pour faire valser leurs souvenirs.

 

 

 

 

 

Comme une larme au vent...

Mercredi 11 Novembre 2009 à 21:11

Publié par archange-poetique dans Articles par défaut

J’ai priée chasteté, calcinée sur un banc…
C’est hier, quand le soleil se mourrait d’ennui, perforé d’aiguille temps.
C’était hier, et mes mains souffrent encore, encore… à s’essuyer du froid, ridées comme un ruisseau pour vous offrir l’espoir, d’irriguer mon chemin.
C’était hier… et tout comme aujourd’hui, j’existe, pour faire parler les gens, de ci, de ça et de… il fût un temps.
Il n’y a ni sourires, ni rouges ou même fantaisies s’animant à mon corps, et les passant s’exaltent, s’emparent et s’abandonnent aux joies d’une jupe dentelée, croquante.
Il y eu un temps, c’était hier, où les bras s’élançaient à démembrer le ciel, et les cheveux volaient, balayant l’essentiel mais… il fût un temps, où les paroles s’évadaient à s’en pendre à tue-tête.
Le ciel est morne et les arbres, mécaniques. Là où la brise souffle à déficeler ma peau, j’étouffe la ville d’une valse mélancolique pour faire tomber la nuit, pour t’envoyer le ciel.
Là où les ruelles pleurent les craquements d’un temps, mon cœur s’écorche à faire revivre c’est heures d’il y eu un moment où moi, pauvre poupée, tu m’eus laissée, seule, piégée…
Je t’attends.

Yuki

Samedi 31 Octobre 2009 à 21:25

Publié par archange-poetique dans Articles par défaut

Yuki

 

 

Et si mon visage

se d..ét.....a.....

 

ch'sais

 

J'perdrai mes yeux

 

J'srai

Incapable

De t’observer

 

sans bouche

 

Je serai

Un petit truc

en coin

Tu sais...

 

 un monstre

D’ univers uniforme

forme

forme "L" comme...

 

Laposte..

la peste,

Une bête terrifiante.

 

Le sans visage, le sans émotion

Le sans...

peut-être un peu trop

pour me donner

un nom.

 

Et fait,

tu vois,

si mon visage se détachait

J'aurai bien trop de chose

à dire

et dire

 

(Sans bouche, toujours)

 

Qu’une ombre en quête de soleil

Est un être incapable de montrer sa peine

Un kleenex

Et sa joie

nasale

 

Comme les trous des étoiles

Ne plus sentir la brise contre ma peau…

sans nez

sur mon visage au dés

tachés

 

Me fuirais-tu, alors

en blanc, en noir,

tournant

dans cette machine

à détacher...?

 

 

 


 

 
 
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